.~*~.Chez Angelilly.~*~.

Mes textes

Te trouver...

le 03/03/2008 à 14h58
Courir... encore... toujours... vers les pleurs...
Rien y voir, trop sombre, trop noir...
Un corps épuisé, fatigué... le froid...
Crac...Petites branches sous mes pas...

"Ouiiin, ouiiin."

La source, là... toute proche, invisible...
La terre... La creuser, c'est là-dessous...
Doigts déchirés... souffrir mais persévérer...
Plus mou, plus chaud... plus intense les sanglots...

"Maman arrive, maman est là."

Trouver, enfin... dans le trou, au fond... Baby Love...
Un creux dans les entrailles de la terre ...
Tu y baignes... rouge, le sang qui t'entoure et te porte...
L'émotion submerge, les larmes, la douleur...

"Tu n'as pas le droit d'en désirer.
Non, pas d'autre bébé.
Il ne faut pas me remplacer.
Je t'interdis de m'oublier.
Jamais."

Le sang... trop de sang... mon sang...
Ouvrir les yeux, les joues humides...
Ne pas réaliser, te serrer contre moi...
Secouée de spasmes, assaillie de chagrin...

"Je suis là, je serai toujours là mon amour.
Ce n'était qu'un chauchemar.
Tu veux me raconter ?"

Pas la force de parler, pas de suite...
Laisser passer l'avalanche des sentiments...
Au battements de ton coeur, s'apaiser...
La langue se délie, quelques bribes de phrases...
Tu comprends, tu me connais si bien...

"Il ne peut pas ne pas vouloir te voir heureuse.
Il n'a pas compris combien tu l'aimes,
Que tu ne l'oublieras jamais.
Ton bébé restera toujours en toi.
Il comprendra, laisse-lui le temps.
C'est en toi... c'est en toi.
Il faut que tu dormes maintenant,
Je reste près de toi."

En moi, la folie, les blessures, le sang...
En moi, la peur de retrouver cette forêt...
En moi, le désir d'être à tes côtés...
En moi, le mal né de tes accusations...
En moi, la maman rassurant son enfant...
En moi... tout, en moi...


.~*~.angelilly.~*~.
 

Un sens à ma vie

le 28/12/2007 à 17h32

    C'est drôle comme une vie peut parfois nous paraître bien longue, la mienne semble éternellement figée dans la temps. J'ai des souvenirs plein la tête, ils ont remplacés mes rêves et mes illusion depuis tant d'années. Pourtant, je suis toujours là à ma battre pour me sentir vivre, à chercher ce qui fait obstacle à mon bonheur. Comment vous expliquer que, du haut de mes printemps, je ne suis pas ce que je suis, que je ne l'ai jamais été.
    Être moi-même, voilà à quoi j'aspire plus que tout au monde mais comment y parvenir sans détruire ce que j'ai aujourd'hui. De la même façon, comment puis-je continuer à jouer ce rôle d'une personne qui m'est inconnue et ne me ressemble pas ? La nuit, dit-on, porte conseil. Alors pourquoi rester muette quand je la prie de m'aider à y voir plus clair dans ce méli-mélo de pensées qui se bousculent dans ma tête ?
    J'ai tant de questions qui demeurant sans réponses, mes forces s'épuisent tandis que je m'enfonce dans ce tunnel où la lumière semble me fuir. Me reconnaître dans ce que je fais, dans ce que je suis me manque, j'en ai un besoin déchirant mais toujours demeure un obstacle et le courage me fuit pendant que le chagrin emplie le vide qu'il laisse derrière lui.
    Mais cet obstacle, quel est-il au juste ? Est-ce lui qui me tourmente à ce point, est-ce lui qui m'oblige à être cette femme qui me répugne au point que je ne puisse plus me regarder dans le miroir sans ressentir monter en moi l'envie de l'anéantir ? Me libérer, me sortir de cette peau qui ne me sied pas et dans laquelle je souffre, ne plus me trahir au travers de ces apparences infidèles, de ces traits de caractères qui ne sont qu'insultes face à la réalité de mon âme.
    Le temps est venu pour moi de la renaissance, je le perçois au fond de moi, le temps est venu... mais avant cela, reste le chemin le plus difficile à parcourir, celui où j'irai à la rencontre de moi-même pour trouver les réponses à toutes mes questions. C'est à ce moment-là, pas avant, que je saurai enfin où me diriger pour exister et que je pourrai renaître de mes cendres.


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Je ne me suis pas relue, désolée pour les fautes et les incohérences.
J'ai écrit sous le coup de l'émotion en repensant à une personne chère à mon coeur.


.~*~.angelilly.~*~.

Le banc de pierre

le 13/11/2007 à 19h12
    Ce parc est réellement magnifique, venir m'y promener était une grande idée et je ne regrette pas de m'être laissé tenté. La lecture de mon livre peut bien attendre un peu, les journées ensoleillées se font tellement plus rares ces temps-ci. Aujourd'hui, le ciel a daigné nous montrer sa couleur d'azur et laisser les rayons venir nous réchauffer la peau, je ne pouvais manquer une telle occasion. Même le vent s'est calmé et se contente d'un souffle délicat. Les feuilles d'arbres ne bougent pas, elles ont commencé à se peindre aux couleurs de l'automne et à joncher le sol. Tout cela forme un tableau chaleureux, rien de tel pour s'égayer l'esprit.
    Je vais m'asseoir un peu, sous cet arbre ce sera parfait. Devant moi s'étend le paysage : les arbres, les feuilles, quelques oiseaux, un écureuil, des passants. Tout est enrobé de couleurs chaudes, tout sauf ce banc de pierre ternie par le temps près de l'arbre, là-bas à droite. Cela doit faire des années qu'il est ici, il est fissuré par endroit, couvert de mousse à d'autres, et il semble attendre que quelqu'un vienne s'y asseoir, comme un jeune amoureux attendrait sa belle. Pendant ce temps, il me regarde l'observer, essayer de percer le secret qui rend sa vue aussi froide, avec quelque chose de tragique dont on ne saura expliquer l'origine.
    Je continue de l'observer, il se transforme sous mes yeux : l'assise se couvre d'un petit velours beige au-dessous duquel on devine une mousse confortable, les pieds et le dossier quant à eux donnent naissance à de fines sculptures en fer forgé qui s'enroulent harmonieusement. L'arbre qui est à côté lui aussi se métamorphose et se couvre de feuilles vertes qui déteignent rapidement sur le sol formant un gazon fabuleux tandis que deux plants de roses jaunes s'enroulent, l'un à un pied du banc, l'autre au tronc de l'arbre. Je ne peux en croire mes yeux quand se matérialise une jeune femme aux long cheveux d'ébène et à la peau pâle, elle porte une longue robe de satin noir, une légère dentelle dans le bas et un corsage ravissant.
    Elle est assise là, soutenue de ses mains posées légèrement en arrière, sur ce banc, au milieu d'un paysage qui n'a plus rien à voir avec ce qu'il était quelques minutes auparavant. La tête légèrement baissée et le regard perdu dans le vide, si triste ce regard qu'il emplit mon coeur de désespoir. Est-ce cela qu'elle ressent ou sa détresse est-elle infiniment plus forte ? Pourquoi tant de douleur à porter pour un être désemparé ? Que lui est-il donc arrivé pour qu'elle finisse accablée de la sorte ? Qu'espère-t-elle voir apparaître à attendre ainsi ?
    Une goutte d'eau, je sursaute et  ouvre les yeux. Les nuages ont couvert le ciel d'un manteau grisâtre et la pluie commence à tomber, poussée par un vent plus froid. La jeune fille a disparu, le banc a retrouvé son apparence morne, ce n'était donc qu'un rêve. Je me lève pour rentrer chez moi et lance un dernier regard vers lui, vers elle. Au moment où je m'éloigne, il me semble entendre un soupir, je me retourne : il n'y a rien, juste un pétale jaune sur le lit de feuilles mortes.

L'éden d'une fleur

le 08/11/2007 à 15h24
    J'ai encore parcouru des kilomètres pour la retrouver, en vain hélas. Cette fleur, au parfum d'interdit et aux pétales savoureuses, a bel et bien disparu de la surface de la Terre. Cela fait deux ans à présent, deux ans de quête sans autre indice que les souvenirs. Jamais je n'oublierai la douceur de ses gestes, l'odeur de sa peau, l'arôme de ses baisers, la passion dans ses yeux, la pureté de son âme. Comment le pourrais-je ? Mon être en est complètement habité, rien ne pourra effacer ni même altérer la magie de ces moments. La flamme et le désir qu'elle éveillait sont restés intacts et je ne vis plus que dans l'espoir de voir nos chemins se croiser à nouveau pour ne plus jamais se séparer.
    Hélas, je me meurs et les jours sans elle semblent tellement plus longs, plus sombres. Tant de lieux traversés pour n'aboutir qu'à la solitude la plus douloureuse qu'un homme puisse connaître. Quand aurai-je la joie de la revoir, ne serait-ce qu'une seule seconde pendant laquelle j'emplirais mon coeur, mon âme et mon être d'elle. Je perds la force de croire que je toucherai de nouveau à ce bonheur, à cette magie qu'elle fait éclore. Ses délices sont telles qu'on ne peut sans doute les goûter plus d'une fois, l'homme ne saurait contenir un plaisir et un bien-être aussi intense et irréel plus d'une journée. La réponse à ma quête est peut-être celle-ci mais la suavité de mes sentiments n'aura de cesse de désirer sa présence. Elle finira par avoir raison de moi, je n'en peux plus.

    Je ne puis en croire mes yeux, je suis au paradis, quel bonheur. L'errance m'aura menée à un éden terrestre, à cet endroit que je n'osais espérer découvrir. Celui-là même où j'ai vu pour la première fois son visage, notre éden des montagnes. Il demeure identique, malgré le changement de saison il a conservé ses arbres aux feuilles abondantes, son ruisseau semblant serpenter entre les troncs, ses buissons aux formes parfaites et sa luminosité divine émanant d'entre les feuilles. Seules les couleurs sont différentes, le paysage s'est peint d'automne : du jaune, de l'orange et du marron à la place du rose, du vert et du bleu printaniers tandis que le parfum des fleurs a laissé sa place à une odeur d'humus.
    Je suis envahi par les souvenirs, ils défilent et forment un film dont je ne saurai manquer un seul instant. A travers lui, je revis intensément notre idylle. Alors, l'émotion prend le dessus et tous mes sens ne répondent plus qu'à l'envoûtement de mes pensées. Tout rejaillit : son parfum, sa tendresse, sa fraîcheur, jusqu'à l'essence de son être et le velouté de ses caresses. Dans  cet extase, je perçois ardemment sa présence tandis que des larmes de béatitude naissent et agrémentent mes joues. Une main me frôle, légère et savoureuse, serait-ce la sienne ? La sensation de son contact m'oblige à y croire, seule ma muse détient ce don . Oserai-je ouvrir les yeux ? « Mon aimé, enfin ! », la mélodie de sa voix me transporte tandis que, d'un regard, je regagne mon paradis, le jardin de ma fée, son éden.

.~*~.angelilly.~*~.

Après la pluie...

le 10/10/2007 à 18h44
Le beau temps !

Aujourd'hui, il ne reste qu'un gros nuage dans le ciel de ma vie.
Le soleil peut enfin m'apporter tous ses bienfaits.
Je savoure chaque instant passé dans mon petit nid.
Merci le soleil, tu es l'amour de la vie.



Life is beautiful in my own paradise.

.~*~.angelilly.~*~.

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